Le député de Rio de Janeiro Jean Wyllys ouvertement homosexuel et engagé pour les droits des personnes LGBT au parlement a renoncé à son mandat, il a quitté son pays le jeudi 24 janvier 2019 après des menaces de mort.

Le niveau de violence aurait augmenté depuis l’élection de Jair Bolsonaro, affirme-t-il.

« Préserver une vie menacée est aussi une stratégie de lutte pour des jours meilleurs. Nous avons fait beaucoup pour le bien commun. Et nous ferons beaucoup plus quand viendront des temps nouveaux, peu importe que nous agissions par d’autres moyens », a écrit sur Twitter le député du Parti Socialisme et liberté (PSOL, gauche).

Selon le service de communication du Parlement, Jean Wyllys, 44 ans, n’a pas encore officialisé sa décision. Son assistante a toutefois confirmé à l’AFP que le député de Rio de Janeiro avait décidé de renoncer à son mandat, qui devait commencer le 1er février, et qu’il avait quitté le Brésil avec l’intention de vivre provisoirement « hors du pays », sans préciser sa destination.

Une relation houleuse avec Jair Bolsonaro

En novembre, après la victoire de Jair Bolsonaro, qui a bénéficié d’un large soutien de la part des églises évangéliques ultra-conservatrices, la Commission interaméricaine des droits humaines (CIDH) avait demandé au Brésil qu’il prenne les « mesures nécessaires pour protéger les droits, la vie et l’intégrité personnelle » de Jean Wyllys et de sa famille.

En avril 2016, pendant les débats au Parlement sur la destitution de l’ancienne présidente de gauche Dilma Rousseff, Jean Wyllys avait crachév au visage de Jair Bolsonaro, à l’époque député, qui venait de faire l’éloge d’un tortionnaire notoire de l’époque de la dictature militaire brésilienne.

 

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