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Cet homme de 30 ans, déjà connu de la police, a été condamné vendredi à Versailles à une peine de 4 ans de prison ferme.

Une querelle entre voisins doublée d’une agression homophobe aurait pu tourner au drame dans cette résidence d’Épône le 21 juillet dernier. Deux hommes de 27 et 30 ans comparaissaient vendredi devant le tribunal correctionnel de Versailles, pour avoir, dans cette commune, brûlé la voiture d’un couple de femmes et tiré un coup de fusil à canon scié dans sa direction. Le plus jeune, soupçonné de complicité, a été relaxé. Mais le plus âgé qui terrorisait le quartier a écopé d’une peine de quatre ans ferme. Il s’est également vu interdire de porter une arme et de se rendre dans les Yvelines durant cinq ans.

Il la traite de « sale lesbienne » et menace de brûler sa voiture

Ce 21 juillet donc, l’une de ces femmes et le trentenaire, connu dans le quartier pour être un dealer et semer le trouble, manquent d’entrer en collision sur le parking de leur résidence. L’homme est juché sur une pocket-bike (une mini-moto) et la femme est au volant de sa voiture. « Il l’a menacée de mort et traitée de sale lesbienne avant de menacer de brûler sa voiture », explique Me Sandrine Calaf, l’avocate des victimes.

Et le lendemain matin, la Peugeot part en fumée et deux témoins identifient le suspect. Vers 17 heures, le même homme se présente devant la fenêtre des deux femmes. À leur domicile, se trouvent une demi-douzaine de proches dont des enfants. Le ton monte, les insultes fusent et le frère d’une des femmes brandit une bombe lacrymogène. Le trentenaire sort un fusil d’un sac, le pointe sur le balcon et ouvre le feu. Le recul emporte son bras et la décharge se perd heureusement dans le ciel. Un jeune homme qui l’a conduit jusque-là attrape le tireur par le bras l’empêche de déclencher une seconde cartouche avant de le forcer à remonter en voiture. Le duo sera interpellé peu après mais le fusil ne sera jamais retrouvé.

Condamné à huit reprises et tout juste sorti de prison

Au tribunal, on découvre que les deux hommes ont des personnalités fort différentes. Le principal suspect a été condamné à huit reprises et sort de prison. Il ne travaille pas, squatte des caves et dort où il peut après avoir été largué par sa petite amie. Il nie tout en bloc : l’homophobie, le coup de feu et l’incendie de la voiture. Son avocate estime que le dossier est mal construit et qu’aucune des dénégations de son client n’a été vérifiée. Elle estime qu’il n’est coupable que de violences psychologiques.

À la barre son complice est loin d’avoir le même pedigree. Il cumule deux emplois, subvient aux besoins de sa famille et forme des projets d’avenir positif. « Ce type que je connais de vu, avait mal au pied et m’a demandé si je pouvais le conduire dans ce quartier. J’ai naïvement accepté, concède-t-il devant les juges. Lorsque j’ai entendu un boum, je me suis précipité, j’ai empoigné ce gars, je l’ai mis dans la voiture et nous sommes partis. Je n’ai pas vu d’arme et je n’ai rien compris à ce qui s’était passé. Après l’incident mon cœur battait la chamade et je voulais seulement qu’il quitte ma voiture ». Son avocat assure que la complicité ne tient pas car son client n’a jamais eu la conscience de participer à une agression. Le tribunal a entendu cet argument mais a conseillé à son client de faire plus attention à ses fréquentations à l’avenir.

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